Cacher sa croyance

بسم الله الرحمـن الرحيم

 

 

~Quels sont les preuves que le fait de ne pas déclarer le takfir du kâfir n'annule pas l'islâm ?~

~Autrement dit, que le fait de cacher sa croyance n'est pas du kufr ?~

 

 

Celui qui dit que déclarer ouvertement « haut et fort » le takfir d'un individu fait parti du asl ad-din, sans quoi la personne ne peut être musulmane, c'est à lui d'apporter la preuve de ce qu'il avance. Car tout fondement à une preuve wa alHamdulillah.

 

Néanmoins il y a déjà un verset qui aborde le sujet :

"Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous? " (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer? " Voilà bien ceux dont le refuge et l'Enfer. Et quelle mauvaise destination!
A l'exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie
"

Si c'était du kufr, Allah ne dirais pas "A l'exception des impuissants"



Concernant ce verset, sheikh Muhammad ibn AbdelWahhab a dit :

[ Les compagnons du messager d’Allah -salla Allahu 3alayhi wasallam- qui ne s’étaient pas exilé avec lui, sans avoir douté de la religion ni embellit la religion des idolâtres, mais uniquement par amour pour leur patrie, leur argent et leur famille. Mais lorsque les idolâtres sortirent pour la bataille de Badr, ils les forcèrent à combattre avec eux, et certains d’entre eux se firent tuer par les archers musulmans, sans qu’ils ne s’en rendent compte. Mais lorsque les compagnons apprirent avoir tué untel et untel, ils furent peinés et dirent « Nous avons tué nos frères ! »

Allah révéla alors le verset «97. Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant: «Où étiez-vous?» (à propos de votre religion) - «Nous étions impuissants sur terre», dirent-ils. Alors les Anges diront: «La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous exiler?» Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination! 98. A l’exception des impuissants: hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie: 99. A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » (sourate 4, versets 97-99 traduction approximative)

Celui qui observe leur histoire, et analyse la parole des compagnons « Nous avons tué nos frères » il saura que s’ils avaient apprit que ces gens avaient insulté l’islam ou embellit la religion des idolâtres, ils n’auraient pas dit « Nous avons tué nos frères » car Allah leur avait déjà montré, avant l’exil, que cela serait une mécréance après la foi, dans le verset « Quiconque mécroit en Allah après avoir eu la foi, à part celui qui y est contraint alors que son cœur est serein sur la foi…» (Sourate 16 verset 106 traduction approximative)

Plus explicite que cela encore est ce qu’Allah a dit à leur sujet : que les anges leurs demandaient « Où étiez vous ? » et non pas « Est-ce que vous croyiez en la vérité ? » Ils répondent « Nous étions impuissants sur terre…» Les anges ne leurs ont pas dit « Vous mentez ! » comme ils le disent au combattant dans le Hadîth qui dit « J’ai combattus dans Ton sentier jusqu’à ce que je sois tué » Allah lui répondra « Tu mens » et les anges dirons « Tu mens, tu as combattu pour qu’on dise que tu es un héros » et ils dirons aussi au savant et à celui qui faisait la charité « Tu mens, tu a fais ça pour qu’on dise que tu es un savant, ou que tu es généreux »…

Mais ceux là, les anges ne les ont pas traité de menteur, mais ils leur ont dit « La terre d’Allah n’étaient elle pas assez vaste pour exiler ? » Et le verset qui suit celui là élucidera encore mieux l’ignorant et le connaisseur : «A l’exception des impuissants: hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie: 99. A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » Ceci est extrêmement clair, ceux là sont exclu de la menace, et il n’y a aucune confusion à ce sujet pour celui qui demande à savoir, contrairement à celui qui n’en veut pas, car Allah a dit d’eux « Sourds, muets aveugles, ils ne reviennent pas… » (Sourate 2 verset 18) traduction approximative

Il y a d'autres paroles également de savants musulmans qui confirme le sujet.

« Certains investigateurs ont dis : « Une personne raisonnable se suffira de la parole d’Allah, après qu’Il eu interdit de s’unir à ceux qui donnent des associés à Allah « Le jour où chaque âme se trouvera confrontée avec ce qu'elle aura fait de bien et ce qu'elle aura fait de mal; elle souhaitera qu'il y ait entre elle et ce mal une longue distance! Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. »[Sourate 3 verset 30] Et Ibn Kathîr, qu’Allah lui fasse miséricorde, rapporta l’unanimité sur le fait que celui qui renonce à l’exil est un désobéissant coupable d’un péché pour avoir abandonné l’exil. Et il ne suffit pas de les haïr dans le cœur, mais il faut en plus de cela exprimer extérieurement cette séparation et cette haine, Allah a dit : « Vous aviez un beau modèle à suivre en Ibrâhîm et ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : Nous faisons rupture avec vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah ; nous vous renions. Et à partir de maintenant la séparation et la haine apparaitront entre vous et nous à tout jamais, jusqu’à ce que vous n’ayez Foi qu’en Allah seul. » Regarde cette clarté après laquelle il n’est pas de clarté ! Lorsqu’Il dit « apparaitront entre vous et nous » c'est-à-dire : ressortiront. C’est ça la pratique de la religion ! Il faut obligatoirement déclarer ouvertement cette séparation et les juger mécréant haut et fort, et se séparer d’eux physiquement. Et le sens de la séparation, c’est que tu sois dans une rive et que l’autre soit dans une autre rive. Et l’origine de la rupture c’est sa coupure dans le cœur, sur la langue et physiquement.
Et le cœur d’un croyant ne peut être vide de la séparation d’avec le mécréant.
Le sujet de la dispute [divergence] concerne le fait de montrer ouvertement cette séparation : il se peut en effet qu’elle soit cachée pour un motif légal et ce motif est la contrainte avec un cœur serein sur la Foi. Il se peut aussi que cette séparation soit cachée à cause de la faiblesse excusable, que le Coran a excusé. Et il se peut qu’elle soit cachée pour une raison matérielle, et c’est cette raison là qui concerne la plupart des gens, et ceci à condition qu’il ne leur montre pas non plus qu’il est d’accord [avec leur mécréance]. Quant à ce que prétend celui qu’Allah a privé de clairvoyance, et qui prétend que la pratique de la religion c’est le fait de ne pas être empêché de pratiquer les adorations et les études : c’est une prétention fausse. Et cette prétention est rejetée tant par la raison que par la Loi. »
[Dourar As-Saniyya 8/305]



On voit bien dans cette parole que si c'était un fondement de l'islam sans lequel on ne peut être musulman de déclarer verbalement le takfir, seule la contrainte serait une excuse. Hors là, il y a la contrainte, la faiblesse excusable dans le Coran, et même la raison matérielle


« Et les enfants du Cheykh de l’Islam [Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb] qu’Allah leur fasse miséricorde et ait pitié d’eux, furent interrogé concernant le fait de voyager dans les pays de ceux qui donnent des associés à Allah, dans un but commercial ?
Ils répondirent ce qui se résume à : Il est illicite de voyager dans
les pays de ceux qui associent à Allah sauf si le musulman est fort et qu’il a une autorité, et
une capacité de pratiquer sa religion. Et la pratique de sa religion, c’est le fait de les déclarer mécréants, de critiquer leur religion, de les rabaisser et de rompre avec eux, et se préserver d’amitié avec eux et de pencher vers eux ; et de s’écarter d’eux. Ce n’est pas le simple fait de faire les prières qui sera compté pour « pratiquer la religion ». Quant à celui qui dit : Nous nous écartons d’eux dans la prière et ne mangeons pas des bêtes qu’ils égorgent : ceci est une bonne chose mais ce n’est pas suffisant pour dire qu’on pratique la religion, mais il faut obligatoirement faire ce que nous avons mentionné. » [Dourar As-Saniyya 8/413]



Cette parole ici, explique que quand le musulman a la possibilité entre une terre ou il peut pratiquer ouvertement (conformément au réel sens de 'pratiquer ouvertement') sa religion et une terre ou il ne le peut pas, il est obligé de choisir une terre ou il le peut ! Et il n'a pas le droit de voyager là ou il ne le peut pas ! Et ça prouve que c'est pas un asl de déclarer sa croyance ouvertement, sinon, que ce soit en dar al islam ou en dar el kufr ce serait pareil, puisque le asl ne change pas.


« Et le Cheykh et grand savant Hammad Ibn ‘Atîq a dit : « Quant à la question de pratiquer sa religion : beaucoup de gens pensent que tant qu’on le laisse prononcer les deux témoignages de la Foi et de faire la prière et de ne pas être exclu des mosquées alors on a pratiqué sa religion, même si on se trouve dans un pays
d’associateurs.
Et ils se sont trompé à ce sujet et ont commit une affreuse erreur.
Puis il dit :
Un musulman n’aura pas pratiqué sa religion tant qu’il n’aura pas contredit toutes les tendances qui se sont connue dans sa région et qu’il ne leur aura pas franchement déclaré sa rupture avec eux.
Celui dont la mécréance consiste à donner un associé à Allah : pratiquer sa religion chez lui consistera à appelé franchement au Tawhîd et à interdire de donner des associés à Allah et d’avertir contre ça.
Celui dont la mécréance est causée par le rejet de la prophétie de Mouhammad, eh bien pratiquer la religion chez lui consistera à déclarer franchement que Mouhammad est le messager d’Allah.
Celui dont la mécréance est causée par l’abandon de la prière ; eh bien pratiquer la religion chez lui consistera à faire la prière.
Celui dont la mécréance est causée par l’union avec ceux qui donnent des associés à Allah et d’entrer dans leur obéissance : pratiquer la religion consistera a déclarer franchement sa séparation et sa rupture avec eux ainsi que ceux qui donnent des
associés à Allah. »
[Dourar As-Saniyya 12/418]



Et la parole :


« On m’a dit qu’il y a des gens à El Ahsâ qui prétendent qu’il s’y trouve des gens qui pratiquent leur religion puisqu’il n’est pas rejeté des mosquées et de la prière, et ceci est pour eux : pratiquer sa religion !... Ô serviteurs d’Allah, mais où est
passé votre raison ?!
L’objet du conflit entre nous et eux n’est pas du tout la prière, ce n’est rien d’autre que la définition du Tawhîd et le fait de l’ordonner ; et la répulsion du Chirk et le fait de l’interdit, et de le déclarer franchement ! C’est comme ce qu’a dit l’Imâm de l’appel du Nejd : le fondement de l’Islam et son principe sont deux chose : le premier est d’ordonner d’adorer Allah uniquement sans associé, la motivation extrême à cela, l’union pour cela, et bannir de l’Islam celui qui l’abandonne, et le deuxième est d’avertir contre le fait de donner un associé à Allah dans l’adoration ; seul sans associé, accentuer la graviter de cela, se séparer sur cela et bannir de l’Islam celui qui le commet.
C’est ça : pratiquer sa religion, Ô serviteurs d’Allah !
»

[Dourar As-Saniyya 12/473]


Et dans ces deux paroles précédentes on comprends bien que ça veut dire que le musulman est OBLIGER de déclarer sa rupture avec eux, donc de les déclarer mécréant, sinon il devient pécheurmais pas apostat, il faut savoir pourquoi il n'exprime pas sont désaveu de façon visible.

Wa Allahu a'lam